Ne pas prolonger anormalement la vie

Plusieurs solutions pour mourir dans la dignité
​1) Mettre fin seul à ses jours :
La promotion du suicide n'appartient pas à la culture humaniste. L'implication d'un tiers dans la mise en œuvre directe d'un suicide transforme radicalement la nature personnelle de cet acte : c'est le suicide médicalement assisté. Pour satisfaire une demande explicite, écrite et réitérée d'un patient, l'équipe médicale prépare une substance mortelle mais c'est au malade lui-même de déclencher et d'assumer l'acte.
L'application de cette méthode ne résout pas le cas de la fin de vie des personnes inconscientes ou de celles qui ont la lucidité de vouloir mettre fin à leurs jours mais qui n'ont plus la possibilité de le faire elles-mêmes.
 
2) Mourir endormi :
Lorsque les soins paraissent inutiles, disproportionnés ou ayant pour seul effet de maintenir artificiellement la vie, le refus d'un acharnement thérapeutique ou d'une obstination déraisonnable se traduit par l'arrêt des traitements et le recours à la sédation terminale. Ces choix se font uniquement dans un contexte médicalement encadré et résultent d'une décision collégiale. Les sédatifs injectés en grandes quantités par un médecin calment l'anxiété du patient et favorisent son endormissement. Ce dernier s'éteint peu à peu, inconscient, des suites de sa maladie = euthanasie passive.
 
3) Faire mourir :

Le patient incurable a formulé une demande consciente, éclairée, libre et réitérée pour quitter ce monde. Si une décision collégiale l'autorise, un médecin va aider à mourir cette personne par un geste actif : injection d'un produit mortel. Le patient conscient s'éteint rapidement sans douleur. Il s'agit d'une aide active à mourir = euthanasie active. 

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